La tribune des capitaines de clubs de D1 et D2 : « On nous demande de jouer à dix contre les meilleures équipes du monde »

La Fédération française de football (FFF) affirme que, pour l’instant, rien n’est décidé. Cependant, début mai, la possibilité de réduire l’élite à dix équipes la saison prochaine a été bien envisagée lors d’un Comex FFF. Les deux descentes de la D 1 ont été confirmées, ce qui va prendre fin, mais il est difficile de valider les ascensions de la D 2, le championnat ayant été interrompu en octobre et arrêté définitivement au ‘avril sans que les équipes puissent pour jouer la moitié des matchs. Les capitaines des clubs D 1 et D 2 nous ont envoyé ce forum dans lequel ils expriment leur opposition à la mise en place d’un D 1 à dix qui, selon eux, constituerait un revers pour le football féminin français.

«Cela nous est simplement venu à l’esprit.

Nous vivons et vibrons pour un football performant, acharné, combatif, compétitif et rassembleur. Un D1 privé de deux clubs et un D2 restreint, est un ballon de football qui fait marche arrière.

La rigidité des réglementations ne doit pas nous empêcher d’être logiques. Des décisions de bon sens doivent être prises pour permettre à notre sport d’exister sans hésitation, de s’affirmer sans balbutier, de se projeter fièrement dans l’avenir.

Les événements sans vision ne sont pas à la hauteur de la mode populaire que nous avons suscitée en 2019. Après un succès de la Coupe du Monde et des Championnats qui progressent et se démarquent chaque week-end, tous les joueurs ne peuvent pas nous amener à partager avec nous un héritage d’objectifs non atteints et promesses non tenues.

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“En dehors du terrain, le football féminin français n’a toujours ni pouvoir ni mouvement”

Le jeu direct, créatif et incisif a conquis le public. Et pourtant, en dehors du terrain, le football féminin français n’a toujours ni pouvoir ni mouvement. A l’heure où les Championnats d’Europe se professionnalisent et se développent à grande vitesse, le nôtre, avec la décision de priver la D1 de deux clubs la saison prochaine, montrerait qu’elle s’appauvrit et rétrécit ses horizons.

On nous demande de jouer dix contre les meilleures équipes du monde …

Comment inspirer les futurs diplômés et garder nos talents dans ces conditions? Les joueurs de D1 et D2, soutenus par nos clubs et entraîneurs, soutenus par ceux qui défendent les intérêts présents et futurs de tous les joueurs, parlent d’une seule voix pour apporter une forte ambition.

«Nous défendons la méritocratie en tant que valeur et vertu de notre sport. C’est cette belle histoire de mérite qui fascine les fans, crée des attentes et électrise les compétitions “

Nous défendons la méritocratie en tant que valeur et vertu de notre sport. C’est cette belle histoire de mérite qui fascine les fans, crée des attentes et électrise les compétitions. Nous réaffirmons notre volonté de contribuer à structurer notre discipline. Pour que ce monde ne soit pas seulement un foyer.

Un amputé D1 ne contribuera pas à l’éclairage régulier de notre sport. Au contraire. Au lieu de jeter deux bâtons en l’air, il tirait tout le monde vers le bas. Affaiblir les sportifs de haut niveau qui ont besoin de temps pour jouer et affaiblir D2, véritable vivier de nos talents. Affaiblir tous ces clubs qui font partie de notre territoire, qui contribuent à éduquer nos jeunes et qui nous ont pour inspirer de plus en plus envie de jouer.

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Combiner le football féminin et l’avenir, c’est avoir le sens de la créativité et du long terme. Notre sport se développe pas à pas, pas à pas. Perdre un pas pourrait être une erreur de sacrifier une génération entière. Au lieu de cela, donnons-lui les moyens de faire l’histoire. “

Charlotte Bilbault (Bordeaux); Anna Björk (Le Havre); Gwenaëlle Butel (Issy-les-Moulineaux); Manon Cazes (Albi); Maureen Cosson (La Roche-sur-Yon); Marine Coudon (OM); Ophélie Cuynet (Dijon); Gwenaëlle Devleesschauwer (Lille); Solène Durand (Guingamp); Charlène Farrugia (Rodez); Noémie Freckhaus (Vendenheim); Charlotte Fromantin (Montauban); Morgane Gaudin (Strasbourg); Christy Gavory (Lens); Léa Le Garrec (Fleury); Claire Lelarge (Saint-Malo); Aude Moreau (Le Puy); Angéline Quentin (Orléans); Eugénie Le Sommer (Lyon); Charlotte Lorgeré (Nantes); Laureen Navas (Grenoble); Irene Paredes (PSG); Justine Rougemont (Metz); Maureen Saint-Léger (Nice); Tatiana Solanet (Thonon Evian); Lalia Storti (Saint-Étienne); Suivez Tandia (Soyaux); Marion Torrent (Montpellier); Gaëtane Thiney (Paris FC); Phallon Tullis-Joyce (Reims).

posté le 15 mai 2021 à 19h52 mis à jour le 15 mai 2021 à 22h11

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